
ADVY Immobilier · LMNP
Une offre d'ADVY PARTNERS, société d'expertise comptable inscrite à l'Ordre.
Expert-comptable LMNP : le régime réel, composant par composant
Un appartement loué meublé relève des bénéfices industriels et commerciaux, pas des revenus fonciers. Au régime réel, le loueur déduit ses charges et amortit le bien, le mobilier et les travaux. Bien conduit, cet amortissement peut réduire, voire neutraliser pendant plusieurs années, le résultat imposable. Il suppose une ventilation défendable, un suivi annuel de la limitation de l'article 39 C et une liasse complète — et il se retrouve, depuis 2025, dans le calcul de la plus-value à la revente.
Exemple pédagogique
Première année au réel : amortissement par composants et limite de l'article 39 C
Hypothèse : appartement acquis 200 000 €, frais compris, loué meublé toute l'année. Terrain estimé à 15 %, soit 30 000 €, non amortissable ; 170 000 € ventilés par composants ; mobilier 8 000 €. Loyers acquis : 10 800 €. Autres charges afférentes au bien : intérêts 3 400 €, taxe foncière 900 €, copropriété non récupérable 700 €, assurance 150 €, CFE 250 €, soit 5 400 €. Durées illustratives ; amortissement linéaire en année pleine.
| Gros œuvre85 000 € sur 50 ans | 1 700,00 € |
|---|---|
| Façade et étanchéité25 500 € sur 25 ans | 1 020,00 € |
| Installations générales techniques34 000 € sur 20 ans | 1 700,00 € |
| Agencements intérieurs25 500 € sur 15 ans | 1 700,00 € |
| Mobilier8 000 € sur 7 ans | 1 142,86 € |
| Amortissement de l'exercice1 700,00 + 1 020,00 + 1 700,00 + 1 700,00 + 1 142,86 | 7 262,86 € |
| Limite de déduction (CGI, art. 39 C, II)10 800 € de loyers − 5 400 € d'autres charges | 5 400,00 € |
| Amortissement déduitRésultat fiscal : 10 800 − 5 400 − 5 400 = 0 € | 5 400,00 € |
| Amortissement non déduit, reporté7 262,86 − 5 400,00 ; déductible sur les exercices suivants, dans la même limite | 1 862,86 € |
Exemple pédagogique : les montants et les durées sont illustratifs et ne correspondent à aucun dossier réel. La part du terrain, les composants et leurs durées se justifient bien par bien, à partir de l'acte, du diagnostic et de l'état du logement.
Photo d'illustration — Aquilion Property / Unsplash
Une opération immobilière, du compromis au bilan
Acquisition
Qualification, droits de mutation, engagement de revendre
Portage
Financement, frais financiers, trésorerie
Travaux
Coût de revient, TVA, immeuble neuf ou non
Commercialisation
Régime de TVA de la revente, lots, avancement
Bilan
Marge nette, impôt, remontée aux associés
Vos enjeux
Les enjeux comptables et fiscaux du loueur en meublé
Micro-BIC par défaut, réel sur option
Sous le seuil, le micro-BIC s'applique d'office avec un abattement forfaitaire ; au-delà, le réel est obligatoire. En dessous, le réel s'exerce sur option, dans un délai précis, et s'étudie lorsque charges et amortissements dépassent l'abattement.
Un amortissement qui se ventile
Le terrain ne s'amortit pas. Le reste du prix se répartit entre gros œuvre, façade, installations techniques et agencements, chacun sur sa durée. La ventilation relève du loueur, sous sa responsabilité.
L'amortissement plafonné par l'article 39 C
L'amortissement ne peut pas créer de déficit : il se déduit dans la limite des loyers diminués des autres charges. L'excédent se reporte, à condition d'être suivi d'une année sur l'autre.
La plus-value rattrape les amortissements
Pour les cessions réalisées depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits minorent le prix d'acquisition retenu pour la plus-value des particuliers, sauf dans certaines résidences gérées.
Le seuil qui fait basculer en LMP
Au-delà de 23 000 € de recettes, et si elles dépassent les autres revenus d'activité du foyer, la location devient professionnelle : cotisations sociales, déficits et plus-values changent de régime.

Photo d'illustration — Jens Peter Olesen / Unsplash
Par l'expert-comptable
Ce qu'un loueur en meublé doit savoir sur le régime réel
Micro-BIC ou réel : le calcul qui tranche
Au micro-BIC, l'administration applique aux recettes un abattement forfaitaire ; aucune charge réelle n'est déduite, aucun amortissement n'est pratiqué. Au réel, le résultat se calcule sur les loyers, diminués des charges effectivement supportées — intérêts, taxe foncière, copropriété, assurance, entretien — et de l'amortissement. L'option se formule au plus tard à la date limite de dépôt de la déclaration de revenus de l'année précédente, puis se reconduit tacitement.
Le choix se démontre sur vos chiffres : prix d'acquisition et part du terrain, montant emprunté, loyers attendus, charges, horizon de revente. Le réel impose une comptabilité et une liasse, et ses amortissements pèseront sur la plus-value : c'est l'ensemble de la détention qu'il faut comparer, pas la seule première année.
Amortissement par composants et article 39 C : le cœur du dossier
Le terrain d'assiette n'est pas amortissable : il appartient au loueur, sous sa propre responsabilité, de ventiler au bilan la valeur de l'immeuble et celle du terrain. Le bâti se décompose ensuite en composants, chacun amorti sur sa durée d'utilisation ; le mobilier et les travaux suivent leur propre plan. Une ventilation documentée résiste à un contrôle ; une ventilation forfaitaire, sans justification, s'expose à être rectifiée.
L'article 39 C limite l'amortissement déductible au montant des loyers acquis diminué des autres charges afférentes au bien. L'amortissement ainsi écarté n'est pas perdu : régulièrement comptabilisé, il peut être déduit des résultats des exercices suivants, dans la même limite. Ce report se suit ligne à ligne, dans une annexe tenue d'une année sur l'autre ; c'est lui qui se perd le plus souvent lors d'un changement de comptable.
La liasse LMNP : 2031, 2033-A à G, déclaration de revenus
Au réel simplifié, le loueur dépose chaque année, par voie dématérialisée, une déclaration de résultat n° 2031 et ses annexes 2033-A à 2033-G — bilan, compte de résultat, immobilisations, amortissements, déficits — puis reporte le résultat sur sa déclaration de revenus n° 2042 C PRO. La déclaration des loyers DECLOYER vise les locaux professionnels et commerciaux : elle ne concerne pas, en principe, un logement meublé d'habitation.
En amont, le début d'activité se déclare sur le guichet unique des formalités d'entreprises, dans les quinze jours, pour obtenir un numéro Siret. La location meublée d'habitation est en principe exonérée de TVA ; elle devient taxable lorsqu'elle s'accompagne d'au moins trois des quatre prestations prévues par la loi : petit-déjeuner, nettoyage régulier des locaux, linge de maison, réception de la clientèle. Un déficit non professionnel ne s'impute que sur des revenus de même nature, pendant dix ans.
Revente : ce que la loi de finances pour 2025 a changé
Le loueur non professionnel relève, à la revente, du régime des plus-values immobilières des particuliers, avec ses abattements pour durée de détention. Pour les cessions réalisées depuis le 15 février 2025, l'article 150 VB du code général des impôts minore le prix d'acquisition du montant des amortissements admis en déduction au titre de l'article 39 C. Le texte ne distingue pas selon l'année de déduction : les amortissements déduits avant 2025 sont également visés.
Trois nuances. Le texte vise les amortissements admis en déduction ; le sort des amortissements seulement reportés au titre de l'article 39 C, non encore déduits à la date de la cession, reste à confirmer. Il écarte aussi, par renvoi aux règles de majoration du prix pour travaux, certains amortissements afférents à des dépenses de travaux : la portée de cette exception s'examine au cas par cas. Enfin, la minoration ne s'applique pas aux logements situés dans certaines résidences : étudiants, personnes âgées ou handicapées, soins de longue durée.
LMP, SCI à l'IS : quand la structure change
La location devient professionnelle lorsque les recettes du foyer dépassent 23 000 € et excèdent ses autres revenus d'activité. Les déficits s'imputent alors sur le revenu global, et la plus-value relève du régime professionnel, avec une exonération possible sous conditions de durée d'activité et de recettes (CGI, art. 151 septies). Au-delà de 23 000 € de recettes, la location meublée professionnelle donne lieu à cotisations sociales ; pour un meublé de tourisme, elles sont dues dès que les recettes dépassent ce seuil.
Loger la location dans une société civile n'est pas neutre : louer des locaux d'habitation meublés est une activité commerciale au sens fiscal, et la société civile qui l'exerce devient, en principe, passible de l'impôt sur les sociétés. La SCI à l'IS amortit le bien, mais sa plus-value tient compte des amortissements déduits, sans abattement pour durée de détention, et le résultat distribué est imposé une seconde fois chez l'associé. Le choix se chiffre sur votre horizon, avec votre notaire pour les statuts.
L'accompagnement ADVY
Ce que fait le cabinet pour un loueur en meublé
Comparaison micro-BIC et réel
Résultat imposable sous chaque régime sur plusieurs années, amortissements, effet sur la plus-value à la revente, à partir de votre acte et de votre plan de financement.
Ventilation et plan d'amortissement
Part du terrain, composants et durées justifiés à partir des pièces du bien, plan d'amortissement du mobilier et des travaux, annexe de suivi du report 39 C.
Comptabilité et liasse annuelle
Tenue de la comptabilité, liasse 2031 et 2033-A à G contrôlée par l'expert-comptable et télétransmise, montants à reporter sur votre déclaration de revenus.
Reprise, revente et seuil LMP
Reconstitution d'un dossier existant, estimation de la plus-value avant une vente, surveillance annuelle du seuil de 23 000 € et comparaison avec une SCI à l'IS.
- Expert-comptable diplômé (D.E.C.)
- Société inscrite au tableau de l'Ordre des experts-comptables
- Un interlocuteur unique
- Tenu au secret professionnel
- À Montpellier et à distance
À Montpellier et partout en France
Le cabinet reçoit au 1350 avenue Albert Einstein, 34000 Montpellier, et travaille à distance avec des professionnels installés ailleurs en France : pièces collectées en ligne, rendez-vous en visioconférence.
Une question sur votre situation ? Parlons-en
Photo d'illustration — Kier in Sight Archives / Unsplash
Questions fréquentes
Expert-comptable et LMNP : vos questions
Un expert-comptable est-il obligatoire en LMNP au réel ?
Non, aucune obligation légale. Le régime réel impose en revanche une comptabilité commerciale, même allégée au réel simplifié, une ventilation par composants, le suivi de la limitation de l'article 39 C et une liasse 2031 déposée par voie dématérialisée. Le loueur peut s'en charger seul ; le cabinet intervient lorsque le loueur souhaite déléguer ce travail ou le faire vérifier.
Je loue en meublé depuis plusieurs années : pouvez-vous reprendre mon dossier ?
Oui. Nous reprenons l'acte d'acquisition, les liasses déposées et les tableaux d'amortissement, reconstituons la ventilation par composants et le report 39 C, et signalons les exercices à régulariser avant toute lettre de mission. Si un expert-comptable suivait le dossier, nous l'informons avant d'accepter la mission, comme le prévoient nos règles professionnelles. Le cabinet reçoit à Montpellier et travaille à distance.
Quand passe-t-on de LMNP à LMP ?
Lorsque deux conditions sont réunies : les recettes de location meublée du foyer fiscal dépassent 23 000 € par an, et elles excèdent les autres revenus d'activité du foyer (salaires, bénéfices commerciaux, agricoles ou non commerciaux, rémunérations de gérant). Le résultat supporte alors des cotisations sociales, les déficits s'imputent sur le revenu global et les plus-values relèvent du régime professionnel.
Quel régime micro-BIC pour un meublé de tourisme en 2026 ?
Depuis les revenus 2025, en application de la loi du 19 novembre 2024, le meublé de tourisme non classé relève du micro-BIC jusqu'à 15 000 € de recettes, avec un abattement de 30 %. Pour les revenus 2026, le meublé de tourisme classé, la chambre d'hôtes et la location meublée classique bénéficient d'un abattement de 50 % jusqu'à 83 600 € (77 700 € pour les revenus 2025). Au-delà, ou sur option, le régime réel s'applique.
Faut-il payer la CFE en location meublée ?
En principe oui : la location meublée est une activité soumise à la cotisation foncière des entreprises, avec une déclaration initiale à déposer au plus tard le 31 décembre de la première année. Sont notamment exonérés les loueurs dont les recettes n'excèdent pas 5 000 € et, sous conditions, ceux qui louent une partie de leur habitation personnelle ; d'autres exonérations dépendent des délibérations des collectivités locales.
Sources
- Location meublée professionnelle : recettes du foyer supérieures à 23 000 € et aux autres revenus d'activité — CGI, art. 155, IV, version du 21 février 2026 (consulté le 21 septembre 2026)
- Limitation de l'amortissement déductible au loyer diminué des autres charges ; report de l'amortissement non déduit — CGI, art. 39 C, II, version du 1 janvier 2015 (consulté le 21 septembre 2026)
- Charges retenues pour la limite 39 C (dotations aux amortissements exclues) ; déduction ultérieure de l'excédent — BOI-BIC-AMT-20-40-10-20, § 60 à 90, version du 1 mars 2017 (consulté le 21 septembre 2026)
- Terrain non amortissable ventilé par le loueur ; déficits LMNP ; plus-values LMNP et LMP ; exonération de l'article 151 septies — BOI-BIC-CHAMP-40-20, § 58, 250, 270-280, 410-420, version du 19 août 2026 (consulté le 21 septembre 2026)
- Prix d'acquisition minoré des amortissements admis en déduction ; exceptions (résidences étudiantes et seniors, établissements médico-sociaux, soins de longue durée) — CGI, art. 150 VB, III, version du 21 février 2026 (consulté le 21 septembre 2026)
- Création du III de l'article 150 VB — Loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, art. 84 (consulté le 21 septembre 2026)
- Réintégration des amortissements pour les cessions réalisées à compter du 15 février 2025 — impots.gouv.fr — « Je vends un bien immobilier donné en location meublée, comment se calcule la plus-value ? », version du 10 juillet 2026 (consulté le 21 septembre 2026)
- Seuils et abattements micro-BIC des revenus 2025 et 2026 ; option pour le réel ; déficits sur dix ans ; inscription sous quinze jours ; cotisations sociales au-delà de 23 000 € de recettes, y compris pour les meublés de tourisme — service-public.fr, fiche F32744 « Revenus d'une location meublée », version du 15 avril 2026 (consulté le 21 septembre 2026)
- Meublés de tourisme classés et non classés : seuils et abattements micro-BIC depuis les revenus 2025 (loi n° 2024-1039) — impots.gouv.fr — « Je suis propriétaire d'une location meublée de tourisme… », version du 6 juillet 2026 (consulté le 21 septembre 2026)
- CFE : exonération sous 5 000 € de recettes, location d'une partie de l'habitation personnelle — impots.gouv.fr — « Je fais de la location meublée. Dois-je payer de la CFE ? » ; CGI, art. 1647 D, version du 8 juillet 2026 (consulté le 21 septembre 2026)
- Déclaration initiale de CFE (1447 C-SD) au plus tard le 31 décembre de la première année ; formalité au guichet unique sous quinze jours — impots.gouv.fr — « Les locations meublées », version du 8 avril 2026 (consulté le 21 septembre 2026)
- Location meublée d'habitation exonérée de TVA, sauf si elle s'accompagne d'au moins trois des quatre prestations (petit-déjeuner, nettoyage régulier, linge de maison, réception) — CGI, art. 261 D, 4°, version du 31 décembre 2023 (consulté le 21 septembre 2026)
- DECLOYER : déclaration des loyers des locaux professionnels ou commerciaux par l'exploitant redevable de la CFE — impots.gouv.fr — « Déclaration des loyers des locaux professionnels » ; CGI, art. 1498 bis, version du 7 juillet 2022 (consulté le 21 septembre 2026)
- Revenus 2026 : seuil de 83 600 € et abattement de 50 % pour les locations meublées, 15 000 € et 30 % pour les meublés de tourisme non classés — BOI-ACTU-2025-00127, version du 19 août 2026 (consulté le 21 septembre 2026)
- Micro-BIC : seuil de 15 000 € et abattement de 30 % pour les meublés de tourisme ; seuil de 83 600 € et abattement de 50 % pour les autres locations — CGI, art. 50-0, version du 1 juillet 2026 (consulté le 21 septembre 2026)
- Modification de l'article 50-0 pour les meublés de tourisme, applicable aux revenus perçus à compter du 1er janvier 2025 — Loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, art. 7 (consulté le 21 septembre 2026)
- Composants : éléments principaux à durée d'utilisation différente, plan d'amortissement propre à chacun — CGI, annexe II, art. 15 bis, version du 25 novembre 2005 (consulté le 21 septembre 2026)
- Exonération des plus-values professionnelles selon les recettes, pour une activité exercée depuis au moins cinq ans — CGI, art. 151 septies, version du 16 février 2025 (consulté le 21 septembre 2026)
- Plus-value d'entreprise : la fraction correspondant aux amortissements déduits est imposée — CGI, art. 39 duodecies, 2, b, version du 16 février 2025 (consulté le 21 septembre 2026)
- Location de locaux d'habitation meublés : activité relevant des bénéfices industriels et commerciaux — CGI, art. 35, I, 5° bis, version du 1 janvier 2017 (consulté le 21 septembre 2026)
- Sociétés civiles se livrant à des opérations visées aux articles 34 et 35 : passibles de l'impôt sur les sociétés — CGI, art. 206, 2, version du 1 juillet 2026 (consulté le 21 septembre 2026)
Contenu publié sous la responsabilité d'ADVY PARTNERS, société d'expertise comptable. Mis à jour le 21 septembre 2026.
Information générale, à jour des règles en vigueur au 21 septembre 2026, ne constituant pas un conseil personnalisé. Toute décision suppose l'analyse de votre situation par un expert-comptable.
