Les nouveaux seuils applicables en 2026
Depuis le 1er janvier 2026, les seuils de chiffre d'affaires permettant de bénéficier du régime micro-entreprise sont relevés comme suit : 188 700 € (contre 177 700 € en 2025) pour les activités de vente de marchandises, objets, fournitures et denrées, et 77 700 € (contre 72 600 €) pour les prestations de services BIC et les activités libérales relevant des BNC. Ces seuils sont appréciés sur deux années civiles consécutives : si le CA dépasse le seuil pendant deux années de suite, la sortie du régime micro s'impose à compter de l'année suivante. L'indexation sur l'inflation est désormais automatique, ce qui évite les décalages que connaissaient les entrepreneurs par le passé.
Franchise en base de TVA : seuils et pièges à éviter
La franchise en base de TVA (qui dispense l'entrepreneur de collecter et de déclarer la TVA) suit des seuils distincts des seuils IS/IR. En 2026, les seuils sont de 91 900 € pour les livraisons de biens et 36 800 € pour les prestations de services. Attention : la franchise en base de TVA s'applique de manière autonome — un entrepreneur peut être en régime réel d'imposition tout en étant sous le seuil TVA, et inversement. Franchir le seuil de TVA en cours d'année entraîne une facturation de TVA à partir du 1er jour du mois de dépassement, et oblige à régulariser les factures émises sans TVA depuis le début du mois. Une vigilance particulière est requise sur les mois de décembre, où les dépassements de seuil sont les plus fréquents.
Micro-BIC vs régime réel simplifié : quel choix ?
Le régime micro-BIC applique un abattement forfaitaire de 71% sur le CA pour les activités de vente et 50% pour les services (34% pour les BNC). Ce forfait représente les charges supposées de l'entrepreneur. Si vos charges réelles sont supérieures à cet abattement — ce qui est fréquent pour les entrepreneurs investissant dans leur outil de travail, en location de bureau, ou avec des frais de déplacement importants — le régime réel simplifié sera systématiquement plus avantageux. La comparaison doit intégrer non seulement l'impact IS/IR, mais aussi les cotisations sociales : au réel, les cotisations TNS sont calculées sur le revenu net après charges, ce qui les réduit mécaniquement.
Passage obligatoire au réel : les conséquences comptables
Quitter le régime micro pour basculer au régime réel implique de mettre en place une comptabilité complète (livre-journal, grand livre, balance, compte de résultat, bilan). Pour les BNC, la comptabilité de trésorerie (recettes-dépenses) est tolérée, mais une comptabilité d'engagement est recommandée pour les structures dépassant 200 000 € de CA. L'obligation de dépôt de la liasse fiscale auprès de l'administration devient également applicable. Il est fortement conseillé d'anticiper ce changement plusieurs mois avant la date d'entrée en vigueur pour éviter les régularisations comptables en urgence.
Stratégies d'optimisation lors du basculement au réel
Le passage au régime réel est l'occasion d'une revue complète de la structure juridique et fiscale. Les options à envisager : constitution d'une EURL (ou SASU) pour bénéficier du régime IS et de la déductibilité des rémunérations, mise en place d'un PER individuel (déductible dans la limite de 10% des revenus professionnels nets), optimisation des amortissements (notamment sur le matériel informatique et les équipements professionnels), et déduction des charges de locaux professionnels. Dans certains cas, le portage salarial ou la micro-entreprise en complément d'une activité salariée restent pertinents pour les revenus secondaires.
Le relèvement des seuils micro-entreprise en 2026 est une opportunité mais aussi un moment de réflexion stratégique. Rester en micro ou basculer au réel ? La réponse dépend de votre niveau de charges, de vos objectifs patrimoniaux et de la trajectoire de votre activité. ADVY PARTNERS réalise des simulations comparatives gratuites pour les entrepreneurs de Montpellier et d'Occitanie souhaitant optimiser leur structure fiscale.
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